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Comment devenir opérateur biologique ?

Tout agriculteur peut prétendre devenir producteur biologique. Mais pour utiliser le terme " biologique ", faisant référence à la méthode de production (étiquetage, publicité, factures), il doit notifier son activité auprès de la Direction Départementale de l'Agriculture et de la Forêt (D.D.A.F) de son département.

   

Cette disposition s'applique également à tous les opérateurs qui transforment, conditionnent, conservent ou importent en provenance de pays tiers (hors Union Européenne) des produits biologiques. La notification se fait au moyen d'un formulaire officiel distribué annuellement.
Pour être commercialisé, tout produit dit " issu de l'agriculture biologique " doit subir le contrôle et obtenir la certification d'un organisme agréé sur le territoire français.

Actuellement, trois organismes privés sont agréés officiellement pour réaliser les contrôles des produits biologiques et délivrer la certification " Agriculture biologique ".


Il s'agit de :
- ECOCERT,
- QUALITE France
- AFAQ-ASCERT-International.

Pour être agréés, ces organismes ont dû répondre aux critères d'indépendance, d'impartialité, d'efficacité et de compétence, tels que définis par le règlement communautaire, et les dispositions de la norme européenne EN 45011 relative aux organismes chargés de délivrer la certification de produits.

Les anciens organismes gestionnaires de marque comme ABF ou Nature et Progrès ne sont plus reconnus officiellement comme organismes de contrôle. Leurs marques demeurent toutefois utilisables comme marques collectives à caractère commercial.
Les produits biologiques contrôlés dans les pays de l'Union Européenne par une autorité désignée ou un organisme de contrôle agréé sont reconnus conformes au règlement et peuvent donc être commercialisés en l' état ou utilisés comme matières premières.


Les modalités de contrôle :
Chaque année, le producteur notifie son programme de production par parcelle à son organisme certificateur. Une comptabilité doit être tenue pour les matières premières achetées (nature, quantité, origine, utilisation), ainsi que pour les produits agricoles vendus (nature, quantité, destinataire).
- Le contrôle des unités de transformations et de conditionnement fait l'objet d'un contrat. Celui-ci porte en premier lieu sur la description de l'unité et, le cas échéant, sur des mesures à mettre en œuvre pour la rendre conforme à la préparation des produits biologiques. Il porte aussi sur la tenue d'une comptabilité permettant au contrôleur de vérifier la conformité des matières utilisées et l'adéquation entre les quantité de matières premières achetées et les quantités de produits commercialisables.

-Les importateurs font également l'objet d'un contrôle obligatoire. Ce contrôle porte sur :
- la description complète des locaux et des activités d'importation, avec indication autant que possible des ponts d'entrée des produits dans la Communauté.
- l'engagement d'effectuer des opérations d'importations autorisées sur le marché communautaire par l'autorité compétente d'un pays de l'Union Européenne,
- la tenue d'une comptabilité scripturale,
- l'information de l'organisme certificateur sur chaque lot importé dans la Communauté.

Contraintes particulières :
Si une même exploitation pratique la production selon le mode de production biologique et selon le mode conventionnel, les parcelles et lieux de stockage doivent être clairement séparés. De plus, l'ensemble de l'exploitation sera soumis au contrôle. Les mêmes variétés ne peuvent être cultivées en agriculture biologique et en conventionnel, sauf s'il s'agit de vigne, de houblon, d'arboriculture, de semences, de plants, ou de cultures destinées à la recherche expérimentale. (Cependant, des contraintes supplémentaires de contrôle s'appliqueront dans ces derniers cas). Si le producteur transforme ses produits, il doit tenir une comptabilité pour les ingrédients, additifs et adjuvants de fabrication (nature, quantité, origine), ainsi que pour la composition des produits transformés.

Une unité servant à la préparation ou à l'importation de produits issus de l'agriculture biologique et de l'agriculture conventionnelle devra en plus :
- disposer de lieux de stockage séparés. - effectuer, pour la préparation, les opérations sur les produits biologiques par séries complètes et séparées, physiquement ou dans le temps, d'opérations similaires pour les produits conventionnels. Si ces opérations ne sont pas fréquentes, elles devront être annoncées à l'avance à l'organisme certificateur,
- identifier clairement les lots de produits biologiques.


 

 

 

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