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De nombreuses interrogations arrivent à notre Service Qualité
en provenance de consommateurs inquiets et passablement désorientés
par un climat médiatique souvent équivoque et alarmiste.
ECOCERT dans son rôle d'Organisme de Contrôle indépendant
au sein de la filière Bio se devait d'apporter un éclaircissement
fondé pour couper court à la rumeur galopante.
La filière Bio offre beaucoup moins de risque de contamination
que le circuit conventionnel classique puisque l'Agriculture Biologique
a toujours interdit l'utilisation des farines et graisses animales
(hors espèces aquatiques) dans l'alimentation des animaux.
Les farines animales ayant été interdites dans l'alimentation
des cheptels ovin et bovin conduits en agriculture biologique, on
peut donc affirmer que ce mode de contamination primaire est exclu
de la filière.
Pour autant, la constitution des troupeaux se réalisant
souvent de façon progressive, par installation d'animaux
conventionnels(15% des besoins en renouvellement c'est à
dire, une vache conventionnelle pour un troupeau de 35 animaux biologiques)
il pourrait y avoir un risque infime lié à cette facilité
accordée par le Cahier des Charges français. Evidemment
le risque zéro n'existe pas. Néanmoins les nouvelles
règles du REPAB-F obligent à ce que le cheptel passe
les ¾ de sa vie en Agriculture Biologique, ce qui exclu du
fait les animaux nés avant juillet 1996.
Ajoutons à ceci que de manière générale
l' AB étant systématiquement contrôlée
ces dispositions ont été scrupuleusement respectées.
Bien sûr, comme pour les filières classiques, l'agriculture
biologique souhaite que les tests de détection de la maladie
de la vache folle soient utilisables afin de sécuriser totalement
le consommateur.
La profession, l'Administration et les organismes certificateurs
comme Ecocert se sont mobilisés depuis longtemps pour prévenir
tout risque. Les efforts déjà engagés dans
ce sens ne peuvent que s'intensifier pour redonner une totale confiance
au consommateur..
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